Grand Angle - Conférence des Grandes Ecoles

Grand Angle

La lettre d'information de la Conférence des Grandes Écoles

n°41
juin 2013

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L’orthographe – un enjeu professionnel, par Pascal Hostachy, cofondateur du Projet Voltaire

Titulaire d'une  maîtrise d’informatique et d'un Deug de Lettres modernes, il a été responsable de l’équipe de développement d’Ortems, éditeur logiciel spécialisé dans la planification industrielle. Il a créé la société Woonoz en 2005 avec ses associés François Paret et Fabrice Cohen, développant le moteur d’ancrage mémoriel éponyme. L’équipe Woonoz a créé le Projet Voltaire en 2008 et la Certification Voltaire en 2009, avec un comité d’experts piloté par Bruno Dewaele, champion du monde d’orthographe.

Nous sommes à la conjonction de deux phénomènes. D’une part le niveau de maîtrise de l’orthographe française baisse, d’autre part le monde professionnel ne nous a jamais autant exposés via nos écrits. Révolu le temps où l’on écrivait quelques lettres par jour aux clients, attentivement relues par la secrétaire de direction. L’e-mail est l’outil de communication professionnelle roi. Grâce à lui, nous écrivons tout le temps et à tout le monde, sans intermédiaire, pour le meilleur et pour le pire.

Idée reçue n° 1 – Peu importe l’orthographe, tant qu’on se comprend
Une étude anglo-saxonne (2011) montre qu’une faute d’orthographe sur une page de vente en ligne fait chuter de 50 % le chiffre d’affaires de ladite page. Dire qu’une orthographe aléatoire peut nuire à la confiance des clients devient alors un doux euphémisme.

Idée reçue n° 2 – Pour les communications internes, l’orthographe n’est pas un enjeu
Tout dépend de la fonction. Pour des travaux très techniques et très manuels, l’orthographe importe peu. Pour des fonctions de management, la communication, écrite et orale, est l’enjeu n° 1. Ne pas soigner cette communication sur le fond comme sur la forme sera diversement apprécié par les collaborateurs à qui elle est destinée.

Idée reçue n° 3 – Qu’importe le français, c’est l’anglais qui prévaut !
L’anglais est en effet essentiel. De là à dire que le français ne l’est pas… Il suffit de se poser la question suivante : parmi les forces vives qui sortent des grandes écoles, quel est le pourcentage de personnes qui n’auront jamais affaire à des clients ou à des collaborateurs francophones  ?

Les recruteurs ont besoin de gages

82 % des recruteurs se disent sensibles à l’orthographe des candidats. 30 % des recruteurs jettent un CV à la 2e faute d’orthographe trouvée. Les recruteurs ont besoin de gages de confiance.

Les grandes écoles certifient
Les grandes écoles perçoivent l’émergence de cet enjeu lié à l’expression écrite dont l’orthographe est la pierre angulaire. Les recruteurs veulent des gages ? Elles y travaillent en mettant en œuvre le Certificat Voltaire qui est à l’orthographe francophone ce que le TOEIC® est à l’anglais. Les modalités de l’examen sont d’ailleurs très similaires : un examen de 2 h 30 sur table, sous surveillance, avec contrôle d’identité, un score que l’on peut afficher sur son CV.
Pour se préparer, les étudiants utilisent le Projet Voltaire, service en ligne de remise à niveau personnalisée en orthographe, n° 1 avec plus d’1 million d’utilisateurs dont 300 écoles et 200 entreprises, utilisé en ligne (sans installation) et sur smartphones.

Le Projet Voltaire

L’ECAM Lyon témoigne.
Le département de formation humaine et sociale a mis en place le Projet Voltaire pour l’ensemble des étudiants de 1e année du cycle ingénieur, déclare Sophie Mathé, responsable pédagogique. Les retours fréquents des industriels nous ont poussés à adhérer à ce projet. La maîtrise de l’orthographe est fondamentale pour nos ingénieurs amenés à communiquer au sein de l’entreprise. Apprécié des industriels et des recruteurs, ce choix permettra à terme de favoriser l’employabilité de nos étudiants.

Mise en place du dispositif :
Nous avons planifié 12 heures d’autonomie par élève (de 1e année du cycle ingénieur) dans l’emploi du temps. Au lancement du projet, une salle informatique équipée était réservée à cet effet, mais finalement nous avons constaté que les élèves se répartissaient dans le campus avec leur PC d’une manière autonome ou par petits groupes. Il n’y avait initialement pas d’encadrement spécifique prévu car nous avons fait le choix de la responsabilisation. Dans tous les cas, le système a été légitimé par la mise en place de crédits ECTS pour valider l’enseignement, il était donc nécessaire pour eux de s’investir dans la remise à niveau.

Le retour :
Il est positif sur la capacité de l’utilisateur à progresser rapidement. Des étudiants commencent à faire moins de fautes dans leurs rapports écrits.

Chaque école définit sa stratégie.

Et les entreprises ?
Elles sont de plus en plus nombreuses à reconnaître la valeur du Certificat Voltaire sur un CV. Certaines commencent à s’y engager par écrit : April, Banque Accord, Affinion International…

Pascal Hostachy
Cofondateur du Projet Voltaire

Présentation de l’ECAM Lyon

École Catholique des Arts et Métiers, l’ECAM Lyon est une école d’ingénieurs avec prépa intégrée. Elle prépare des ingénieurs généralistes et des spécialités en GIM (génie industriel et mécanique), en EEM (énergies exploitations et maintenance) et dans le bois, la construction, l’énergie et le négoce, ainsi qu’un Mastère spécialisé en lean management & amélioration continue.

CGE – Conférence des Grandes Écoles - 11 rue Carrier-Belleuse 75015 Paris
Tél. : 01 43 26 25 57 - Contact : info@cge.asso.fr - Site Internet : www.cge.asso.fr

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