Grand Angle - Conférence des Grandes Ecoles

Grand Angle

La lettre d'information de la Conférence des Grandes Écoles

n°33
Octobre 2012

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En quoi le niveau de formation influe-t-il sur la croissance économique ?

Tel est l’un des thèmes couvert par l’indicateur A10 de l’édition 2012 de Regards sur l’Éducation, OCDE, parue en septembre dernier.

Eléments préalables – Indicateur A1 – Niveau de formation de la population adulte :


Autant d’éléments qui permettent de constater que le niveau d’éducation atteint par la population française a considérablement augmenté (et ce malgré un taux de scolarisation des 15-24 ans qui est passé de 89 % à 84 % entre 1995 et 2010) et d’affirmer que la France a ainsi rattrapé son retard en matière d’éducation scolaire.

Que l’obtention d’un diplôme de l’enseignement supérieur véhicule l’idée d’un avantage financier pour celui qui en est titulaire est un lieu commun. A y regarder plus précisément, l’obtention d’un diplôme de l’enseignement tertiaire a pour conséquence un salaire supérieur de 55 % à celui du titulaire d’un diplôme de niveau équivalent baccalauréat, en moyenne des pays de la zone OCDE. En France, la différence ne s’établira qu’autour de 47 % au bénéfice du titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur long.

« La croissance des revenus du travail des diplômés de l’enseignement tertiaire a contribué à hauteur de plus de un point de pourcentage à la croissance annuelle du PIB ces 10 dernières années. Même pendant la crise économique récente, la croissance des revenus du travail de cette catégorie d’individus a eu un impact positif sur le PIB, de l’ordre de plus de 0,5 point de pourcentage par an (entre 2008 et 2010). En 2009, le PIB a diminué de près de 4 % dans les pays de l’OCDE, mais la croissance des revenus du travail des diplômés de l’enseignement tertiaire a continué de contribuer au PIB à hauteur de 0,4 % »

A l’échelle de la zone couverte par les pays de l’OCDE, la croissance des revenus du travail des diplômés de l’enseignement supérieur explique 50 % de la croissance du PIB enregistrée depuis 10 ans. En France, Norvège, Royaume-Uni et Suisse, ce même pourcentage atteint au moins 60 %. Dans une moindre mesure, mais tout en restant positive, les revenus du travail des diplômés de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur non tertiaire contribuent également à la croissance du PIB.

D’autres champs sont couverts par l’indicateur A10. Parmi eux, le coût de la main d’œuvre (voir page 191 de Regards sur l’Éducation) ; celui-ci augmentant sensiblement avec le niveau de formation. En moyenne pour les pays de l’OCDE, un travailleur diplômé de l’enseignement tertiaire coûte à son employeur 68 000 USD annuels pour la population des 25-64 ans (73 450 USD en France) et 52 600 USD annuels pour la population des 25-34 ans (59 000 USD pour la France).
« L’avantage que procure le niveau de formation augmente sensiblement en cas de pénurie de travailleurs hautement qualifiés », dont tout pays a besoin en cas de crise économique et, plus particulièrement, en période de récession comme ce fut le cas récemment.

Pour plus d’informations : Regards sur l’Éducation

Isabelle Laurençot
Responsable du Pôle Gestion de l'information

CGE – Conférence des Grandes Écoles - 11 rue Carrier-Belleuse 75015 Paris
Tél. : 01 43 26 25 57 - Contact : info@cge.asso.fr - Site Internet : www.cge.asso.fr

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